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Bolivie : étape 1 – Le Sud Lipez et Salar d’Uyuni

En passant la frontière entre l’Argentine et la Bolivie, on change littéralement de culture. Nous prenons un taxi pour rejoindre la gare routière pour seulement 20 bolivianos (soit moins de 3 euros pour faire 5km) et encore, on se rendra vite compte que ce trajet était cher. Des vendeuses dans la rue essayent de nous attirer dans leur bus. Elles négocient donc entre elles les tarifs à la baisse. Nous rejoignons Tupiza, qui se situe à 200km de là pour 45 bob (soit moins de 7 euros) pour 5.

Tupiza est une petite ville du sud de la Bolivie, située à environ 2900m d’altitude. Nous y découvrons réellement le faible coût de la vie bolivienne. Nous profitons d’un peu de repos dans notre hotel avec piscine chauffée. Nous mangeons une grosse glace à environ 78 centimes (les deux boules) et préférons manger une pizza au resto, car ça ne vaut pas le coup de cuisiner soi-même. J’ai fini de vous expliquer qu’il est facile de vivre comme des rois en Bolivie. Il faut tout de même ne pas trop se laisser aller car en tant que touriste, on a vite fait de se laisser aller à la surconsommation. La Bolivie présente de nombres autres différences avec nos habitudes européennes, mais je laisse les garçons vous expliquer leur point de vue la-dessus dans un article qu’ils préparent.

Jour 1 : Repos à Tupiza et préparation du tour Lipez – Uyuni

Je ne m’attarderai pas trop sur cette journée. Je voudrai juste revenir sur une petite anecdote. Eliot et moi (Koen) expérimentons le coiffeur en Bolivie. Nous partons à 16h de l’hôtel, laissant Nathan et Loan se reposer et nous sommes revenus à 19h, et oui, entre le temps de trouver un coiffeur, l’attente que se soit notre tour (environ 30min), et celui de nous faire couper les cheveux, il s’est déroulé 3 heures. La technique était là, mais cela nous a bien montré que les boliviens prennent leur temps : 1h15 pour un shampooing, la coupe et la taille de la barbe, le tout pour 25 bob soit 3 euros, ça incite à la détente. En rentrant, Erica était sur le point de déclencher un avis de recherche. Elle se demandait réellement pourquoi on ne rentrait pas. Nous avons également profité de cette journée pour finaliser notre excursion de 4 jours dans le Sur Lípez.

Jour 2 : Départ pour le Sur Lípez

Tôt le matin, le 4 x 4 de l’agence Alexandro tours, vient nous récupérer à l’hôtel. Nous faisons un rapide passage à l’agence où nous faisons la surprise aux enfants de retrouver les Coqs of the world (La famille avec qui nous avons partagé quelques jours à Santiago et Vina del mar). Nous montons chacun dans nos 4×4 respectifs et faisons connaissance avec notre guide, Victor Hugo et notre cuisinière Carine. Lors de la première journée de ce tour, il y a beaucoup d’heures de voiture mais très rapidement de super paysages s’offrent à nous faisant oublier un peu les chemins cabossés.

Je pourrais vous détailler simplement le programme de l’agence mais il me parait plus simple de laisser parler les images (Je vous rajoute tout de même une petite légende).

Au bout de quelques kilomètres, nous rentrons dans le parc naturel du Sud Lipez et nous y sommes accueilli par quelques formations rocheuses appelées Puerta del Diablo, Rochahuasi (signifiant en Quechua rocher dos de cheval) et un super décor de vallée de la lune. On y aperçoit aussi pas mal de lamas domestiqués et des vigognes (vicuña) , espèce sauvage et protégée.

Le plus beau spectacle de la journée est la citée enchantée. Il s’agit en réalité d’une formation rocheuse ou plutôt (je sais Amélie, plutôt est le chien de Mickey) une formation de sable. Celle-ci a été formée et transformée par la pluie. On a l’impression que si on la touche, elle va s’écrouler comme un château de sable sur la plage. Pourtant les enfants se mettent vite à jouer dans les galeries creusées à l’intérieur. Cette endroit porte bien son nom, un vrai enchantement.

En cours de route, Victor Hugo, notre guide nous explique que pour mieux supporter l’altitude, les boliviens mâchent de de la feuille de coca. Pour l’expérience (et pour valider un défi aussi), on s’y essaie. Ca sera la seule fois où on chiquera de la feuille de coca. L’odeur de cette plante mâchouillée vient vite nous écœurer. On continuera à utiliser la coca en maté, infusée avec des tiges de muña, autre plante d’altitude soignant les maux de tête et de ventre dus à l’altidude.

Nous continuons à monter en altitude en passant par des ruines d’une ancienne ville minière pré inca située à un peu moins de 4700m d’altitude. Celle-ci n’a pas spécialement été conquise par les incas, vu sa situation géographique. Les Espagnols par contre étaient très intéressées par les minerais que contenait le sol de cette montagne (argent et or). Ils ont donc utilisé les habitants de la région comme esclaves pour travailler dans la mine. La légende dit qu’une malédiction s’est abattue sur la région transformant tous les minerais précieux présents dans le sol et dans les cargaisons espagnoles en roche pour 800 ans. La ville est donc devenue une ville fantôme et la région a été désertée.

En route pour notre étape nocturne, nous dépassons pour la première fois l’altitude du mont blanc!!!

Jour 3 : Lagunes, eaux chaudes et volcans

Ce matin, Victor Hugo propose de prendre tous les enfants dans son 4×4 : Musique à fond, bonbons et bonne ambiance, les enfants sont ravis. Les parents se retrouvent eux dans le 4×4 de Fernan et Marta. L’ambiance y est plus soft mais nous permet de partager un bon moment avec Fred et Amélie.

On commence cette journée par une série de lagunes. En chemin on s’arrête au desert de Dali. Celui-ci a été nommé ainsi après que le célèbre peintre ait mis en peinture un paysage ressemblant étrangement à cet endroit. Il semblerait pourtant que Dali n’y soit jamais venu. Nos mascottes en profitent pour se cacher sur les photos. Sur ce secteur, les lagunes sont le repères de très grandes colonies de flamand roses.

Avant le pause repas on profite d’un moment de détente dans des sources d’eaux chaudes à presque 40°c, ce qui fait vraiment du bien après tous ces Km à l’arrière des 4×4.

L’après-midi, nous montons à une altitude de plus de 5000m pour aller au cœur d’un volcan en activité (comme dirait Eliot : quand je vais raconter ça aux copains). C’est une chose extraordinaire de se promener entre les trous de boue bouillonnante. Nous gardons tout de même nos enfants par la main car une situation comme celle-ci, ne peut plus exister en Europe. Il n’y a aucune surveillance, on y arrive librement, pas de barrière, pas de passerelle. C’est un bel exemple de nature sauvage. Admirez…

Nous découvrons ensuite la Laguna Colorada et la réserve nationale de Faune andine Eduardo Avaroa. La Lagune est d’un mélange de couleurs rouges, bleues et blanches, voir noir selon la luminosité. Le cadre est magnifique avec les volcans en arrière plan. Mais, ce qui rend cet endroit réellement exceptionnel, c’est la présence de ces oiseux géants. Il y a dans cette réserve des Nandou de Darwin, sorte d’autruche en grand danger d’extinction. Puis il y a les flamants roses : 25% de la population mondiale des Flamants des andes et près de 50% des Flamants de James. Après toutes ces émotions, Amélie lance l’idée de prendre un apéro devant le coucher du soleil en pleine nature. Tout le monde se laisse convaincre. Salud !

Jour 4 : Formations rocheuses et arrivée au Salar d’Uyuni

Pour la 3ème journée de notre excursion, on commence en douceur. Nos guides nous emmènent voir des formations rocheuses formant naturellement, entre autre, la coupe du monde et un chameau… Après une belle vue sur le canyon de l’anaconda (la rivière d’une couleur verte serpente au fond du canyon), nous déjeunons près de la vallée du condor. Nous n’avons pas vu ce magnifique oiseau en ces lieux car ce n’est pas l’époque.

Nous roulons toute l’après-midi pour rejoindre Uyuni, nous nous installons rapidement à l’hôtel de sel, et là… Rien qu’en y repensant l’émotion me gagne…

Jour 5 : Salar d’Uyuni

Levée 5h du matin, on se rend dans le salar pour aller voir le lever du soleil. C’est beau, mais moins émouvant que le coucher. On prend le petit déjeuner dans le premier hotel de sel, qui est également une sorte de musée de sel montrant les traces du passage du Dakar.

Le desert d’Uyuni faisant perdre toute notion de perspective, nous prenons plein de photos rigolotes.

Puis avant de quitter nos guides, nous visitons pour le bonheur de Loan, un cimetière de train.

Quand on passe la frontière bolivienne, on découvre un pays que nous connaissons peu en France. Nous savons à peu près le situer et on a éventuellement déjà entendu parler du désert d’Uyuni. Et puis, on s’avance dans ce pays et on en prend plein les yeux. On ne s’attendait pas à ça, mais plus on avance et plus on a envie de continuer. Cette partie du pays est une merveille et mérite d’être protégée.

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