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Île de Pâques

Fraîchement arrivés à l’île de Pâques, nous partons à la recherche d’un camping, car ici les prix donnent déjà le ton. Même si nous sommes en territoire chilien, les prix s’envolent déjà. Nous rejoignons le village, de l’aéroport à pied, celui-ci n’ est qu’à 15 minutes. Malheureusement, les enfants n’ont pas laissé le côté râleur en Amérique du Sud. On entend que c’est loin, c’est lourd, mais c’est où à la fin votre truc, ouais comme d’hab vous savez pas où on va !! …… A un croisement où l’on hésite, comme d habitude Loan pose son sac et dit : moi c’est bon je bouge plus. Par chance nous sommes, il nous semble, dans la bonne rue ! Koen part voir et en effet nous trouvons notre bonheur dans la guest house de Marta qui propose aux backpackers, comme nous, de camper sur son terrain. Nous y serons tout seul pour les 3 nuits.

Une fois le campement installé, nous partons à la recherche de notre premier moai. Nous sommes situés tout prêt du village et nous ne tardons pas à l’apercevoir. C’est magique ! On croit rêver ! Les Moais sont situés sur des sortes d’autels sacrés appelés Ahu. Celui-ci est situé sur la plage Pea.

Le lendemain, nous partons à l’aventure découvrir ces 3 moais que nous avons aperçus la veille au loin, nous comprendrons rapidement que c’est l’un des plus connus. Peu de temps après notre pique nique, nous sommes vite rattrapés par un orage. On s’abrite le temps de se sécher dans un restaurant avec qui nous échangeons cuisine. On ne se refait pas ! Le gérant se propose de nous ramener à notre camping . L’hospitalité et la gentillesse des chiliens, on avait presque oublié.

La chaleur n’est pas encore de retour, mais le soleil est là. Alors ce matin, pendant le temps d école, Koen est parti chercher une voiture de location. On suivra un précieux conseil, de louer un véhicule à un opérateur situé derrière l’aéroport, les voitures ne sont pas de première jeunesse, le ménage ne doit pas être fait minutieusement à chaque fois, mais le prix est la moitié des concurrents. Pour nous, ça sera parfait, pas besoin de surveiller que les enfants ne soient pas remplis de sable à chaque fois. Juste parfait !

Alors c’est parti pour la visite du sud de l’île ! On arrive à la magnifique plage de Anakena, où contrairement au reste de l’île les moais sont situés face à la mer. Après avoir sillonné une partie de l’île, il se dégage une énergie mystique en ces lieux. Un brin de magie entretenu par ces énormes statues, dont personne ne connaît vraiment la signification ? Représentaient elles des dieux ou les différents chefs des tribus ? D’autres disent que les gens taillaient des statues simplement pour passer le temps. Le mystère est là…

Quant à la météo, nous ne sommes pas encore en Polynésie. Le temps alterne entre pluie, éclaircie, soleil et re-pluie…. On a l’impression que chaque nuage est chargé d’eau et est obligé de le déverser où nous nous trouvons. La journée s’achevera par un coucher de soleil mémorable. Quand le soleil descend derrière les moais dos à l’océan. Les sentiments se mélangent : émotions, beauté et c’est certain, la magie !

Récemment, je lisais un blog de voyageurs, d’une famille, que nous avons eu la chance de rencontrer et celle ci écrivait : « c’est à ce moment là, où j ai demandé à mon cerveau de photographier ce moment à jamais, pour que je m’en imprègne. Et en même temps je me demande combien de fois depuis 9 mois j’ai demandé à mon cerveau, à mes yeux, de photographier des moments comme celui-ci ». C’est exactement ce qu’il s’est passé dans ma tête à ce moment là !

Le lendemain, le réveil est matinal. Nous allons voir le lever de soleil à Ahu Tongariki, un enchaînement de 15 moais particulièrement bien conservé. Et j’avoue que là, le petit déjeuner face à ce spectacle, ça fait peut être partie de nos meilleurs petit déjeuners. On reste là longtemps, on se prend au jeu des photos. On en profite pour photographier Loan avec la carte de son défi nature. On s’imprègne des lieux…

On part ensuite découvrir la carrière ou les ateliers où les moais étaient fabriqués. Nombreux sont ceux qui ont été déposé là abandonné car trop grands, trop lourds ou cassés au moment de les relever. Parfois le chantier était colossale, on se demande même si l’objectif n’était pas purement et simplement d’occuper les gens, car visiblement pas grand chose poussait sur cette terre exposée aux vents et par conséquent peu fertile.

La théorie la plus probable pour remonter ces colosses est celle selon laquelle ils plaçaient des petits cailloux à la place de la terre puis ils poussaient la statue sur des trons de bois et ils les levaient avec des cordes et système de leviers. Mais comment faisaient ils pour placer le petit chapeau rouge sur la tête lourd de plusieurs tonnes, et tout ça sans se casser.

Je vous dis, à part dans un souci de trouver une utilité à chacun, afin qu’ils ne s entretuent pas, je ne vois pas.

Nous terminons nos quelques jours par la découverte d’une pratique sportive très à la mode à l’époque. Le chef de chaque tribus choisissait parmi ses hommes, le fort et sportif. Celui-ci devait aller chercher sur une des îles en face, en général entouré de requins, un œuf de frégate, le ramener à la nage, et escalader la falaise afin de ramener l’œuf intact le premier à son chef. Celui-ci l’attendait dans une petite maison de pierre. Le chef gagnait alors pour 1 an le titre de chef suprême …. Le coureur gagnait la gratitude du chef.

Notre séjour se terminera par un barbecue éclectique, improvisé et organisé par un voyageur néo-zélandais. Autour de la table, ça parle espagnol, anglais,…. Et en mélangeant tout ça : un vrai beau moment qui clôture 6 mois d’immersion espagnole, car demain, nous serons en terre française !

Nous décollons tard le soir. Et même si nous en avions entendu parler, nous ne les avions pas encore vu. Eliot decouvre à l’aéroport un grande statue plutôt fort bien équipée… C’est parti pour Tahiti.

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Musique de la video : O Rapa Nui E

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